Les adultes qui microdosent des psychédéliques signalent des niveaux inférieurs d’anxiété et de dépression


Selon une étude récente, les personnes qui consomment des drogues psychédéliques à petites doses sous-perceptuelles signalent des niveaux d’anxiété et de dépression plus faibles.

Le microdosage consiste à prendre une petite dose d’une substance psychédélique deux ou trois fois par semaine, avec la conviction que le consommateur ressentira les bienfaits cognitifs de la substance psychoactive sans ressentir les effets hallucinogènes d’un trip psychédélique complet.

Le rapport, créé par l’Université de la Colombie-Britannique, a étudié un large échantillon de données provenant de participants autodéclarés, dont 4 050 microdoseurs et 4 653 non-microdoseurs qui ont soumis leurs résultats via une application mobile. La psilocybine était la substance la plus fréquemment rapportée, utilisée par 85 % des personnes qui microdosent.

Les participants ont répondu à 123 questions dans différentes évaluations sur leur santé mentale et leurs habitudes de vie. Les chercheurs ont découvert que la raison la plus courante du microdosage était l’amélioration de la pleine conscience, suivie de l’amélioration de l’humeur, de la créativité ou de l’apprentissage.

Les personnes ayant des problèmes de santé mentale ou de toxicomanie ont déclaré utiliser le microdosage pour réduire l’anxiété, réduire la consommation de substances et améliorer leur humeur. Ceux qui n’ont pas signalé de préoccupations concernant leur santé mentale étaient plus susceptibles d’utiliser le microdosage pour améliorer l’apprentissage.

Le groupe de microdoses était limité aux personnes déclarant une pratique actuelle de microdoses au moment de l’étude. Le groupe sans microdosage comprenait ceux qui n’avaient jamais microdosé et ceux qui avaient des antécédents de microdosage mais qui n’avaient pas microdosé pendant l’étude.

Les chercheurs ont également découvert que la prise de composés non psychoactifs parallèlement au microdosage était courante. Cependant, cette conclusion a suscité certaines critiques, car l’étude a été co-écrite par Paul Stamets, un mycologue populaire avec des brevets sur des formulations qui « empilent » d’autres substances aux côtés de la psilocybine pour des effets améliorés.

L’étude enregistre le conflit d’intérêt potentiel mais souligne également la nécessité d’identifier les liens entre le microdosage et l’utilisation d’autres substances : « Nos résultats mettent en évidence la diversité des pratiques rassemblées sous l’égide du microdosage. Les tentatives visant à fournir une évaluation complète des effets du microdosage doivent non seulement tenir compte des différences de substance, de dose et de fréquence, mais doivent également tenir compte des synergies potentielles impliquées par l’adoption généralisée de la pratique consistant à compléter ou à empiler des psychédéliques avec des ingrédients tels que la niacine. et les champignons Lion’s Mane.

Le rapport met également en évidence d’autres limites des données, telles que le biais de réponse. Comme les participants s’auto-sélectionnaient et optaient pour l’étude via des canaux plus favorables à l’usage psychédélique, cela pourrait entraîner une surreprésentation des personnes favorables au microdosage. « Compte tenu de ce biais potentiel, notre caractérisation de l’utilisation thérapeutique du microdosage doit être interprétée avec prudence en attendant la réplication de la recherche qui utilise une approche de recrutement plus systématique. »

Bien que les résultats soient loin d’être empiriques, l’étude représente toujours l’un des plus grands échantillons de données d’adultes qui microdosent. En conclusion, le rapport indique que « Cet examen d’un large échantillon international d’adultes met en évidence l’importance des motivations thérapeutiques et de bien-être pour le microdosage de drogues psychédéliques et a identifié des niveaux plus faibles d’anxiété et de dépression chez les microdoseurs par rapport aux témoins. Des recherches futures sont nécessaires pour mieux déterminer l’impact de ces pratiques distinctes, et du microdosage plus largement, sur les aspects de la cognition, de l’humeur et du bien-être que le microdosage vise à améliorer.

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