La légalisation du cannabis ne conduit pas à une augmentation de la psychose ou de la schizophrénie, selon une étude canadienne


L’un des arguments utilisés partout dans le monde contre la légalisation du cannabis, à savoir que sa consommation entraîne une augmentation des cas de schizophrénie et de psychose, a été mis à mal cette semaine. Les preuves d’une étude canadienne montrent que les admissions à l’hôpital pour des cas de schizophrénie et de psychose induites par le cannabis n’ont pas augmenté depuis que le gouvernement canadien a légalisé la consommation de cannabis chez les adultes en 2018.

Dans l’étude, publié dans la Revue canadienne de psychiatrie, les chercheurs déclarent qu’ils visaient à répondre directement à la peur souvent signalée « que la législation pourrait augmenter le fardeau des maladies psychotiques transitoires et persistantes dans la société.

En analysant les données des salles d’urgence (ER) recueillies dans les provinces de l’Ontario et d’Alberto au Canada, puis en utilisant une méthode d’analyse des données appelée SIMIRA, les chercheurs ont évalué les associations entre la légalisation du cannabis au Canada le 17 octobre 2018 et les présentations hebdomadaires (selon la définition des autorités médicales canadiennes) de la psychose et de la schizophrénie induites par le cannabis. Les chercheurs ont également étudié les admissions aux urgences pour psychose induite par l’amphétamine et l’alcool à des fins de comparaison.

Lorsque les données ont été examinées, les chercheurs ont découvert qu’entre avril 2015 et décembre 2019, les admissions aux urgences présentant des symptômes de psychose et de schizophrénie induites par le cannabis avaient doublé. Cependant, lorsque le modèle SARIMA d’interprétation des données a été appliqué, ils n’ont trouvé aucun « des preuves d’effets significatifs de la fonction échelon associés à la légalisation du cannabis sur le nombre hebdomadaire d’urgences post-légalisation… »de psychose ou de schizophrénie induite par le cannabis. Les admissions aux urgences pour psychose induite par l’alcool et les amphétamines n’ont pas non plus augmenté lorsqu’elles ont été examinées de la même manière.

L’étude conclut que « la mise en œuvre du cadre de légalisation du cannabis au Canada n’a pas été associée à des preuves de changements significatifs dans les présentations de psychose ou de schizophrénie induites par le cannabis. Compte tenu du déploiement potentiellement idiosyncratique de la légalisation du cannabis au Canada, d’autres recherches seront nécessaires pour déterminer si les résultats de l’étude se généralisent à d’autres contextes.

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